Difficulté
de désir et de pénétration.
Je suis avec mon ami depuis 2 ans, je l'aime et lui aussi. Pourtant j'ai des problèmes sexuels. J'ai 21 ans et ma première expérience à 16 ans n'était pas très réussie: je ne voulais plus le faire au moment crucial mais mon partenaire qui était plus âgé m'avait dit que c'était normal que j'aie peur et il m'a forcée. Par la suite j'ai eu beaucoup de partenaires mais sans jamais y prendre de plaisir. Depuis que je suis avec mon ami, je ne le prends qu'au niveau du clitoris. Ma gynécologue m'a dit que cela pouvait arriver et qu’il fallait du temps avant que je prennes du plaisir "normalement". Mais de plus en plus mon désir sexuel baisse et j'ai de moins en moins envie de faire l'amour avec mon ami. Ça le dérange, je le sais, mais il comprend. J'ai aussi des problème de prolactine (elle est trop élevée). J'aurais voulu savoir si tout cela était normal (et je pense que non), et surtout comment faut-il faire pour que je retrouve l'envie de faire l'amour.
Au niveau psychologique, il arrive assez souvent qu'un malaise face à la sexualité engendre une baisse de désir et produise les mêmes symptômes qu’un taux élevé de prolactine. Dans votre cas, votre première rencontre sexuelle n’a pas été vécue dans le respect de ce que vous ressentiez, ce qui peut avoir provoqué une difficulté face à la sexualité, surtout si vous aviez reçu une éducation sexuelle empreinte de tabous ou de culpabilité. Ensuite, vous n'avez jamais pu trouver de plaisir aux activités sexuelles que vous avez eu avec différents partenaires, ce qui me laisse croire que vous vivez effectivement un malaise face à la sexualité, en plus d’avoir des difficultés liées à un taux élevé de prolactine.
En outre, le vaginisme peut aussi être d’origine psychologique. Cela se produit fréquemment lorsque la jeune fille a l’impression que ses organes génitaux sont trop petits pour recevoir le pénis de l’homme qui, lui, est perçu comme trop gros et comme pouvant la blesser. Cela peut aussi se produire lorsque que la jeune fille a vécu de l’abus sexuel au cours de l’enfance ou de l’adolescence.
Au contraire de ce que votre gynécologue vous en a dit, le vaginisme ne se résorbe que rarement de lui-même, surtout si les causes n’en sont pas résolues. Ainsi, il vous faudrait d’abord consulter un médecin spécialiste des hormones afin de régulariser vos taux hormonaux et vous donner une chance de vivre physiologiquement du désir. Peut-être vos difficultés se dissoudront-elles alors d’elles-mêmes. Par contre, si elles restent présentes, il faudra alors songer à consulter en sexologie afin de dissoudre les malaises que vous vivez sans doute face à la sexualité.