La physiologie de l’érection

Contrairement au mythe populaire, le pénis n’est pas un muscle et sa qualité d’érection n’est pas influencée par la qualité de la force musculaire de son propriétaire.

L’organe mâle est toutefois soutenu à la base par un muscle qui, en se contractant, tire le pénis en érection vers le bas. Il est aussi soutenu par un ligament qui lui permet de ne pas trop se balancer lorsqu’il est en érection. Lors des chirurgies visant à ‘’allonger‘’ le pénis, ce ligament est partiellement sectionné, donnant ainsi 2 ou 3 centimètres de plus au pénis. Si le chirurgien coupait le ligament au complet, le pénis deviendrait ballant.

Le pénis lui-même est composé de tissus qui vont se gonfler lorsqu’un apport de sang plus grand se produit. Ces tissus contiennent de petites chambres, appelées aréoles, dans lesquelles circulent le sang qui vient irriguer le pénis.

Suite à une stimulation sexuelle physique ou émotionnelle, le système nerveux de l’homme envoie des messages aux tissus du pénis de façon à ce qu’une molécule biologique, la GMP cyclique, soit libérée en plus grandes quantités. La présence de cette molécule ferme les petites portes de chacune des aréoles, ce qui y emprisonne le sang et produit une érection.

Lorsqu’il s’agit, au contraire, d’éviter ou de défaire l’érection, le système nerveux va favoriser la production d’une autre molécule, la phosphodiestérase-5 (PDE5). Celle-ci travaille à détruire la GMP cyclique, de façon à ce que ce dernière ne s’accumule pas inutilement, évitant ainsi une érection trop prolongée qui serait douloureuse et risquerait de nuire aux artères et veines du pénis.

Le Viagra bloque le travail de la PDE5, ce qui favorise et prolonge les effets de la GMP cyclique. C’est pourquoi les hommes qui ont une difficulté érectile d’origine psychologique arrivent souvent à bénéficier de cette petite pilule ‘’miracle’’.

Par ailleurs, pour que le mécanisme de l’érection fonctionne bien, il est essentiel que tout le système artériel et veineux soit en bon état. Si des artères irriguant la région pelvienne sont bloquées, l‘apport de sang au niveau du pénis ne sera pas suffisant pour produire l’érection. Si c’est le système veineux qui présente des fuites, le sang est drainé trop rapidement hors du pénis et l’érection ne peut se maintenir.

Des malformations ou un accident touchant le système artériel ou veineux de la région pelvienne peuvent donc causer une difficulté érectile. Mais, le plus souvent, ce sont certaines maladies courantes, telles que l’hypercholestérolémie, l’hypertension, le diabète et le tabagisme qui, en nuisant au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire ou en détruisant certaines artères ou veines plus fragiles, deviennent responsables de la difficulté d’érection.

De fait, ce n’est pas l’avancement en âge qui produit les problèmes d’érection d’origine organique, ce sont les différentes maladies qui hypothèquent le corps et attaquent indirectement le mécanisme de l’érection.  

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