Le point G

Chère Jacqueline, le fameux sujet du point G m'intrigue énormément. J'aimerais en être un spécialiste afin de pouvoir faire en bénéficier ma future femme qui selon moi est clitoridienne. Elle ne peut pas avoir d'orgasme quand je la pénètre que lorsque je joue avec son clitoris. J'ai le désir de lui faire vivre un point G. J'aimerais aussi avoir un peu d'explication sur le point G, comment arriver à l'obtenir. Je me rappelle une fois en caressant une copine, elle avait une sensation très intense et elle a eu un jet d'urine. Je me suis demandé est-ce une forme de Point G.

Le point G n’est pas un type de sensation mais plutôt une région à l’intérieur du vagin qui, lorsque caressée, peut produire un type particulier d’orgasme. Cette région n’est pas liée au clitoris et le fait qu’une femme soit clitoridienne n’implique pas qu’elle va nécessairement apprécier être stimulée au point G. Le fait qu’une femme soit vaginale, non plus, d’ailleurs.

La région en question se situe sur la paroi antérieure du vagin (côté ventre) à environ 2 pouces (5 cm) de l’entrée vaginale. Elle correspondrait, quant à sa structure anatomique, soit à la prostate ou soit au tissu spongieux entourant l’urètre chez l’homme, ce qui expliquerait sa sensibilité. Une stimulation la fait gonfler et devenir dure.

Le point G peut être stimulé par la femme elle-même de même que par son partenaire, en insérant deux doigts dans le vagin et en appuyant sur cette région. Il s’agit de bouger lentement, en petits cercles. Comme le point G entoure l’urètre, sa stimulation peut provoquer une sensation désagréable d’envie d’uriner chez certaines femmes. Il est donc préférable que la partenaire vide sa vessie avant les activités sexuelles.

La capacité à être stimulée au point G lors de la pénétration dépend probablement des particularités propres à chaque femme. Toutefois, il semble qu’une position par l’arrière puisse produire l’effet recherché chez certaines.

Parmi les femmes qui atteignent l’orgasme par stimulation du point G, quelques-unes vont parfois émettre un liquide blanchâtre que certains croient être de l’urine car il sort de l’urètre mais qui, en fait, n’en est pas. Selon les affirmations des chercheurs, ce serait un liquide semblable au liquide spermatique des hommes, sauf qu’il ne contient pas de spermatozoïdes. L’émission de ce liquide augmenterait l’intensité du plaisir sexuel.

Par ailleurs, ce ne sont pas toutes les femmes qui apprécient être stimulées au point G. Il est donc indispensable de vérifier auprès de votre partenaire si elle apprécie ce genre de caresses afin de ne pas le lui imposer et d’être ensuite déçu si elle n’atteint pas l’extase de cette façon. 

Pour ceux qui ont accès à Internet, je recommande l’excellent article de mes collègues Diane Brouillette et Marie-Christine Courchesne, ‘’Le point sur le point G’’ à l’adresse suivante :

 http://www.canoe.qc.ca/artdevivrecouples/mar27_pointg_a-can.html 

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