Voici
mon problème: depuis 7 mois, je suis avec ma copine et depuis environ 6
mois nous avons des relations sexuelles. Ma partenaire n'a jamais eu de relation
sexuelle avant moi alors je crois qu'il est sûrement normal qu'elle aie eu
quelques douleurs la première fois bien que j'y sois allé le plus délicatement
possible. Mais le problème est que, même après 6 mois, les douleurs
persistent à un tel point qu'elle se sent incapable de terminer une relation
sexuelle avec pénétration.
Nous
avons cru un instant qu'il se pourrait qu'il y ait un problème de lubrification
alors nous avons donc pris la peine d'acheter un lubrifiant KY que nous avons
appliqué sur le condom mais cela ne s'est pas avéré être un succès
malheureusement. Les douleurs dont elle m'a parlé sont au niveau d'un muscle a
l'entrée du vagin, comme si celui-ci n'était pas assez ouvert. La pénétration
se fait mais plus le temps avance, plus ça irrite. Ma partenaire se croit
donc anormale et est très craintive malgré le fait que je tente de la réconforter.
Et elle ne désire pas aller voir un gynécologue.
Je
n'ai aucun problème avec ça, je dois dire. Je la satisfais oralement et
elle fait de même. Mais je dois quand même souligner que cela m'inquiète...je
n'ai pas un très grand vécu sexuel et je me demande si ce n'est pas quelque
chose que je pourrais faire qui pourrait lui faire si mal ou s'il y a un moyen
pour régler ce problème...je ne suis pas à l'aise sur ce sujet parce que je
ne sais pas vraiment quoi essayer (s'il y a quelque chose à essayer) pour éliminer
cette douleur.
Ce que vous
m'expliquez me semble être un problème de vaginisme. Un malaise inconscient
face à la pénétration produit un réflexe de contraction au niveau de l'entrée
vaginale dès qu'il est question de pénétration et, dans ce cas, tenter la pénétration
quand même produit effectivement de la douleur.
Ce problème peut
être causé par une malformation génitale qui cause en soi de la douleur, forçant
ainsi un réflexe de protection et donc la contraction du muscle entourant
l’entrée vaginale, le muscle pubo-coccygien. Mais cette cause est très rare
et, le plus souvent, la cause est vraiment d’origine psychologique.
Cela peut, par
exemple, être dû à un vécu antérieur d’abus sexuel, à une perception négative
de la sexualité et de la pénétration, ou encore à la perception que son
propre vagin est trop petit pour recevoir un pénis d’homme, comme s’il
n’avait pas grandi en même temps que le reste du corps.
En outre, les
femmes qui souffrent de vaginisme refusent fréquemment d'aller voir le gynécologue
suite à un malaise face à l'idée d'être examinées au niveau de leur vulve
et vagin. Ce qui semble aussi être le cas de votre copine. Par contre, il est nécessaire
qu’elle fasse, justement, une visite chez le ou la gynécologue, question de
s’assurer qu’il n’y ait rien au niveau physiologique qui puisse expliquer
cette situation.
La vaginisme
d’origine psychologique nécessite une sexothérapie d’approche analytique
afin de découvrir les raisons derrière ce réflexe inconscient de contraction
au niveau de l’entrée vaginale lors de la pénétration
et afin de d’en arriver à devenir capable de vivre et de trouver
plaisir à la pénétration.
Quant à vous, je
crois que vous êtes tout à fait correct avec elle et que vous ne pouvez pas
changer grand chose à ce que vous faites. Arrêter la pénétration va arrêter
la douleur mais cela ne résoudra pas le problème. Tant que le vaginisme ne
sera pas traité, il va perdurer puisque celui-ci ne disparaît jamais tout seul
avec le temps. Il a plutôt tendance à se renforcer au fil du temps et des
douleurs rencontrées à chaque pénétration, lorsqu’il n’est pas traité.